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Séminaire des doctorants - année 2012-2013

Identité(s) entre singulier et collectif dans les aires germanique, néerlandophone et nordique

Séminaire de recherche des doctorants de l’EA 3556 REIGENN Thème 2012-2013

(Les propositions de contribution, environ 400-500 mots, sont à envoyer pour le 30 novembre 2012 à l’adresse électronique suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.)

Argument

Pour sa quatrième année d’existence, le séminaire poursuivra la réflexion engagée sur la notion d’identité (2009-2010 : identité et altérité ; 2010-2011 : identité(s) en crise ; 2011- 2012 : espaces et identités en mouvement). Cette année, nous nous pencherons plus particulièrement sur la construction d'identités, qu’elles soient individuelles, singulières, voire à contre-courant, ou qu'elles soient insérées dans un espace collectif et qu'elles contribuent à l'auto-définition d'un groupe. L'objet de cette réflexion n'est pas tant d'opposer le collectif à l'individuel, que de comprendre la relation dialectique qui peut exister entre eux au cours de la formation, la disparition, ou encore la résurgence, la reprise ou le détournement d'une identité. Aborder la question de l'identité dans les aires germanique, néerlandophone et nordique à travers cette double dimension permettra, nous l'espérons, de mettre en question une vision figée, essentialiste de l'identité, et de mettre en lumière les processus dynamiques qui traversent les identités et leurs représentations dans l'histoire, la littérature, la langue... Des propositions se penchant sur ces trois domaines, mais également issues de disciplines diverses, telles que l'histoire de l'art, l'histoire des idées, la géographie, l'anthropologie, l'ethnographie européenne, la sociologie, sont donc souhaitées. Des contributions traitant de problèmes méthodologiques ou proposant un état de la recherche sur un point en particulier sont également les bienvenues.

État de la recherche et définition des problématiques générales

Le sociologue Norbert Elias a mené une réflexion sur les notions de société et d'individu, dont la réception après guerre a largement dépassé le cadre de la sociologie. Dans un essai de 1939 écrit en marge de son étude sur le processus de civilisation (Elias, 1987), il s'efforce de dépasser le sens commun qui tend à essentialiser, à figer et à opposer société et individu, pour penser les deux termes comme deux aspects d'un même phénomène dynamique. Une telle réflexion invite à penser l'identité au croisement de l'individuel et du collectif, et non en termes statiques ou essentialistes. Elle invite à comprendre sa construction au fil du temps, au fil des rapports sociaux, ou encore au fil des emprunts à d'autres cultures. Prolongeant ses réflexions, des études sociologiques actuelles sur l'identité et la différence culturelle (Wievorka, 2001) s'efforcent de s'affranchir d'une vision statique de la culture définie par un ensemble de traits religieux, linguistiques, politiques, ou ethniques. Des études appartenant à la sociologie des religions (Jonker, Amiraux, 2006) ou encore consacrées aux logiques de l'exclusion travaillent souvent à partir des notions de groupe établi et de groupe marginal (Elias, Scotson, 1965), de culture minoritaire, sous-culture, contre-culture et de culture dominante, culture de masse et rejoignent ainsi le domaine des Kulturwissenschaften/cultural studies (Gelder, 2007).

Les interactions entre ces différentes formes de culture passent souvent par la pratique artistique. Le XIXe siècle a pu voir l’essor en Scandinavie d’un art national, qui affirmait retrouver la vraie nature des peuples : la musique, mais aussi la peinture et même l’architecture ont été mises au service de la construction d’une identité collective (Battail, Boyer et Fournier, 1992). Plus proche de nous, des contre-cultures et des sous-cultures comme le mouvement hippie ou le mouvement punk se sont développés autour de styles musicaux et artistiques tout en se jouant des codes de la culture dominante (Saint-Jean-Paulin, 1997).

Dans le champ des études historiques et de la philosophie politique, la question des identités entre l'individuel et le collectif a été souvent abordée à travers les concepts d'individu, d'État et de nation – on peut penser par exemple au juriste et philosophe Carl Schmitt (Baume, 2003), qui connaît une large réception depuis quelques années. En ce qui concerne l’histoire allemande, c’est notamment l’historien Thomas Nipperdey qui a contribué à dépasser les théories du Sonderweg allemand opposant un nationalisme français fondé sur l’appartenance des citoyens à une même communauté politique (Vicenti, 2001) à un nationalisme allemand fondé sur l’appartenance ethnique et culturelle (Nipperdey, 1992). Cette théorie possède cependant encore toute son actualité, notamment à travers la réception du volume consacré à l’Empire wilhelminien de la Deutsche Gesellschaftsgeschichte de Hans-Ulrich Wehler (Wehler, 1973). Dans sa vaste étude sur l’émergence de la nation et du nationalisme allemand, Otto Dann se situe dans la même perspective que Nipperdey, tente de clarifier les différentes formes de nationalisme et souligne les problèmes spécifiques à la formation du sentiment national allemand, en particulier l’origine externe de l’État-nation allemand en 1848 et en 1919, et une question du territoire restée toujours problématique (Dann, 1993).

Des recherches ont en effet défini le territoire comme étant un espace d’appartenance dans une société, avec qui des liens vitaux, symboliques et affectifs, ont été tissés (Bonnemaison, Cambrézy, Quinty-Bourgeois 1999). Pour toute construction d'une identité individuelle ou collective, il y a en effet un cheminement, un processus de rapport à un espace. Ainsi, chaque conception de son propre espace à un impact sur son identité, que cela soit l’espace de vie (les cheminements et déplacements réguliers de chacun), l’espace vécu (celui des pratiques et des imaginaires) ou la territorialité (toutes les dimensions du vécu territorial d’un individu) (Grandjean 2009, Koebel et Walter 2007, Gérin-Pace et Filippova 2008, De Biase et Rossi 2006). On retrouve ainsi la difficulté de penser l'identité hors de tout cadre historique, en particulier à l’échelle individuelle. Souvent, des moments de cristallisation permettent de saisir avec plus de force la relation qu’entretient la recherche de l’identité et l’histoire : lorsque Olaus Magnus réalise en 1539 la Carta Marina, il compose alors le territoire qui constitue son identité (la terra incognita) alors qu'il est en exil à Venise. À travers cette carte, il revendique ses origines scandinaves mais également, dernier archevêque d'Uppsala, la religion catholique sur le déclin au profit de la religion protestante. Son frère, Johannes Magnus, participe lui aussi à cette revendication de l’identité scandinave.

La Suède de Gustav Vasa a besoin d'une historiographie engagée,Johannes se met alors à écrire sur la gloire de la Suède en 1554 avec s o n Historie de Gothorum Sveanumque, un des premiers impacts du goticisme dans la définition de l'identité scandinave. Non seulement le rapport à l'espace, mais également celui au temps, traversent la formation d'identités collectives qu'il semble alors difficile de penser en dehors de tout cadre historique. En ce qui concerne les identités nordiques, la recherche des racines et l'affirmation d'un passé historique glorieux et d'une culture ancienne et riche étaient devenues une priorité nationale entre le Danemark et la Suède. Progressivement ont été mises en place dans les royaumes danois et suédois des institutions qui ont eu pour vocation de travailler à la reconquête des sources, documents et inscriptions en islandais qui peuvent éclairer sur le passé national. C’est ainsi que l’édition de sagas, la collecte des anciennes lois et des inscriptions runiques, les fouilles archéologiques, la reproduction des vieilles monnaies et l’élaboration de dictionnaires islandais sont devenues des priorités afin d'alimenter l’idéologie gotique. La veine patriotique exacerbée, les manuscrits médiévaux puis la philologie comparée, ont renforcé la conviction que la Scandinavie avait été le berceau d’une très ancienne culture. C’est ainsi que certains peuples présents dans des récits antiques ont été identifiés comme des peuples scandinaves comme les Suédois ou les Gots. Certains savants suédois ont même été plus loin : Olof Rudbeck fait un lien entre la Suède et l’Atlantide, cette dernière n’ayant pas été engloutie et ne faisant qu’un avec la Suède. Soudainement, un amalgame a été fait entre la Suède et plusieurs légendes antiques au détriment du Danemark mais aussi de la Grèce ou de Rome. La construction de l'identité par un passé commun ne s'élabore pas seulement dans la concurrence entre deux États. Elle s'effectue par ailleurs dans la concurrence entre la culture européenne humaniste dominante et une idéologie gotique qui s'efforce d'imposer une identité nationale à travers l'édition des Sagas islandaises, de l’Edda de Snorri Sturluson ou de l’Heimskringla (la saga des rois de Norvège) à partir du XVIIe siècle, ainsi qu'à travers de recherches historiques qui tendent à mythifier le passé national (Battail, Boyer, Fournier, 1992).

La linguistique est également l'un des enjeux essentiels dans la concurrence des États et des groupes pour le monopole de l'identité collective. Au début du XIXe siècle, Wilhelm von Humboldt en Allemagne, puis Grundtvig au Danemark s’interrogent sur la place du langage dans la construction d’une identité nationale (Underhill, 2009). Les répercussions, notamment en Scandinavie, sont immenses : les Norvégiens en particulier se penchent sur leur langue, les partisans de l’indépendance désirant se débarrasser des influences danoises. L e Nynorsk (Néo-norvégien), recréé à partir de la collecte de différents dialectes norvégiens par Ivar Andreas Aasen, naîtra de cette réflexion. En Finlande, la question de l’indépendance se mélange avec la question linguistique. La mise par écrit du finnois est la conséquence d’un mouvement fennomane, en opposition duquel se crée un mouvement svécomane, partisan de la sauvegarde du suédois comme langue nationale (Battail, Boyer, Fournier, 1992). Dans l'espace germanique, la question de la langue traverse également plusieurs tournants majeurs dans la construction ou la critique d'identités collectives, tournants qui trouvent des échos dans l'espace nordique : de la Réforme luthérienne au romantisme des philologues Jacob et Wilhelm Grimm en passant par le Buch von der deutschen Poeterey (1624) de Martin Opitz et l'essai L.T.I., Notizbuch eines Philologen (1947) de Victor Klemperer. Dans ce dernier cas, mais aussi plus généralement, la concurrence pour la maîtrise de la langue commune s'intensifie lorsque les forces politiques, religieuses ou culturelles nouvelles tentent de quitter leur statut marginal (Außenseiter) pour accéder à une position établie (Etablierte).

Pour mieux comprendre ces rapports de force, la linguistique et ses branches comme l’ethnolinguistique et la sociolinguistique (Blanchet, 2000) s’est elle aussi intéressée à la question des identités collectives et individuelles. La politique linguistique envers les langues minoritaires fait l’objet d’études en Scandinavie, que cela soit du point de vue des langues minoritaires traditionnelles (Bergman, 1999) ou bien de celles des immigrés récents (Kenndal, 2011). Ces études abordent la question de l’intégration, de la diglossie mais aussi de la construction de l’identité parmi la jeunesse issue de l’immigration grâce à l’utilisation de sociolectes propres, comme le “Kebabnorsk” et autres ungdomspråk (littéralement, langues de la jeunesse) des banlieues norvégiennes (Svendsen & Røyneland, 2008). Des phénomènes comparables peuvent être étudiés tout au long de l'histoire, par exemple avec l'apparition du yiddish dans l'Europe centrale et orientale au Moyen-Âge (Weinreich, 2008) ou avec la persistance de dialectes germaniques dans certaines communautés de Pennsylvanie (Grubb, 1990). De nos jours, une littérature continue de poser à la fois la question de l’ancrage global et local, et offre des prolongements actuels aux questions de définition de la Weltliteratur formulées par Goethe. Des écrivains issus de l’immigration, appartenant à des minorités gernanophones, ou choisissant une langue autre que leur langue maternelle pour l’écriture littéraire, posent également la question de l’interculturalité - on peut penser à la Japonaise Yoko Tawada, au Syrien Rafik Schami, ou encore à Herta Müller.

La littérature, et notamment le théâtre (Krebs, 1985) peut elle aussi promouvoir une identité nationale. Cet enjeu politique a été repris en Norvège par Henrik Ibsen dans son oeuvre Peer Gynt. Ibsen reprend les quatre aspects de la littérature nationale : le récit de formation (résoudre l'énigme de sa destinée), le récit nationaliste avec sa critique virulente du romantisme national norvégien et de ses travers, le récit cosmopolite (la vraie nature norvégienne est ouvert à tout et à tous) et le récit onirique (récit du rêve comme récit fondateur de identité norvégienne). Le contexte peut également favoriser l'émergence d'une culture propre, singulière à un espace, malgré les efforts de domination extérieurs. En Islande, le succès populaire du pasteur Hallgrimúr Petursson en 1666 (les Hymnes de la passion, Passíusálmar), ou encore les sermons à l'esprit baroque de l'évêque Jón Vídalin, écrits entre 1718-1720, témoignent de l'émergence d'une identité culturelle islandaise face à la culture danoise à laquelle les autorités continentales donnent la primeur. La quête de son identité n'est cependant pas seulement au centre d'enjeux de pouvoir, ou des luttes entre une culture dominante et une culture marginalisée. Le genre du roman d'apprentissage traite notamment des rapports dialectiques et parfois conflictuels entre la formation d'une personnalité individuelle chez le héros et son entourage social (Eppers, 2003), tandis que des anti-romans d'apprentissage peuvent au contraire représenter les vices d'une société qui traversent une personnalité autoritaire comme le Diederich Heßling de Heinrich Mann (Mayer, 1974). Un témoignage individuel, perçu comme emblématique, peut également porter une mémoire collective, comme celle de la première guerre mondiale chez Erich Maria Remarque.

Axes de recherche pour le séminaire

Des exposés issus de toutes les disciplines sont souhaités. Ils pourront recourir aux outils conceptuels élaborés dans les différents champs de recherche évoqués ci-dessus à titre indicatif, mais aussi en proposer de nouveaux. Les contributions pourront porter sur (propositions non exhaustives) :

Aspects méthodologiques, état de la recherche, bilans bibliographiques (non-exhaustif) – retour sur les outils conceptuels (ex : Gesellschaft/ Gemeinschaft, la notion de “peuple”, “populaire”, “populisme”, etc.)
– histoire des représentations, imagologie
– les transferts culturels
– la notion d’identité collective (peut concerner plusieurs disciplines)
– la notion de conscience collective
– l’étude des cultures populaires

État, nation, individu (non-exhaustif)
– l'inscription territoriale d'une identité - l’espace comme cadre constituant le premier enracinement du collectif et appropriation individuelle de l’espace, des lieux - espace public et espace privé
– les lieux de mémoire, mémoire collective, témoignage et vécu individuel
– individu, nation, internationalisme, mondialisation - transferts culturels et identité nationale
– l'identité culturelle comme conjonction d'emprunts, de réactions, de positionnements des groupes sociaux les uns par rapport aux autres, des individus par rapport aux groupes
– construction d’identités locales, nationales, globales à travers l’éducation - résistance de l’individuel - formation de l’individu autonome et critique

Identités singulières et collectives, et leurs représentations (non-exhaustif)
– art, langue et nationalisme, les politiques de représentation et de construction de la nation
– les discours et pratiques artistiques identitaires, réponses d'un individu ou d'une société face aux déstructurations ou aux recompositions des territoires ?
– emprunts, recompositions, gommages esthétiques dans la construction d’une identité, tentatives d’homogénéisation d’images et représentations identitaires composites
– représentation et déconstruction littéraire ou artistique des identités collectives et individuelles
– culture de masse, culture minoritaire, sous-culture, contre-culture, etc.

Bibliographie indicative

1. Études générales

Jean-François Battail, Régis Boyer, Vincent Fournier, Les sociétés scandinaves de la Réforme
à nos jours, Paris, Presses Universitaires de France, 1992.
Joël Bonnemaison, Luc Cambrézy, Laurence Bourgeois-Quinty (dir.), Le territoire, lien ou
frontière ? t. 1 : Les territoires de l’identité, Paris - Montréal, L’Harmattan, 1998.
France Guérin-Pace et Elena Filippova (dir.), Ces lieux qui nous habitent. Identité́ des
territoires, territoires des identités, Paris - La Tour d’Aigues, Ined-éditions de l’Aube, 2008.
Pernette Grandjean (dir.), Construction identitaire et espace, Paris, L’Harmattan, 2009 .
Michel Koebel, Emmanuelle Walter, Résister à la disqualification sociale. Espaces et identités,
Paris, L’Harmattan, 2007.

2. Littérature

Régis Boyer, Histoire des littératures scandinaves, Paris, Fayard, 1996.
Régis Boyer, Les Sagas islandaises, Paris, Gallimard : Bibliothèque de la Pléiade, 1987.
Patrice Djoufack, Entortung, hybride Sprache und Identitätsbildung : zur Erfindung von Sprache und Identität bei Franz Kafka, Elias Canetti und Paul Celan, Göttingen, V & R Unipress, 2010.
Arne Eppers, Miteinander im Nebeneinander. Gemeinschaft und Gesellschaft in Goethes
Wilhelm Meister-Romanen, Tübingen, Stauffenburg, 2003.
Patrick Guelpa, Trois grands poèmes religieux : Geisli, Liknarbraut, Passiusalmar, Paris, Belles-Lettres : Classiques du Nord, 2008.
Knut Hamsun, La faim, Paris, Le livre de poche : Biblio romans, 2004.
Henrik Ibsen, Peer Gynt, Paris, Flammarion : Garnier Théâtre étranger, 1999.
Roland Krebs, L'idée de “Théâtre national” dans l'Allemagne des Lumières. Théories et
réalisations, Wiesbaden, Harrassowitz, 1985.
Halldor Laxness, Le paradis retrouvé, Paris, Gallimard, L’imaginaire, 1990.
Gerhard Mayer, « Zum deutschen Antibildungsroman » , in Göttsche, Dirk et Krobb, Florian,
Jahrbuch der Raabe-Gesellschaft, vol.15, pp. 41-64, 1974.
Marek Nekula, Ingrid Fleischmann, Albrecht Greule (dir.), Franz Kafka im sprachnationalen
Kontext seiner Zeit: Sprache und nationale Identität in öffentlichen Institutionen der böhmischen
Länder, Köln, Böhlau, 2007.
August Strindberg, Le chemin de Damas, in Théâtre complet, vol. 3, Paris, L’arche, 1997.
Snorri Sturluson, Heimskringla : Histoire des rois de Norvège, traduit de l’islandais et annoté par François-Xavier Dillmann, Paris, Gallimard :L’aube des peuples, 2000.

3. Sociologie

Norbert Elias, John L. Scotson, The Established and the Outsiders. A Sociological Enquiry into Community Problems, London, Frank Cass & Co, 1965.
Norbert Elias, Die Gesellschaft der Individuen, Frankfurt am Main, Suhrkamp, 1987.
Gerdien Jonker, Valérie Amiraux (dir.), Politics of Visibility. Young Muslims in European Public
Spaces, Bielefeld, Transcript Verlag :Global Local Islam, 2006.
Jean-William Lapierre, "L'identité collective, objet paradoxal: d’où nous vient-il?" in Recherches Sociologiques, vol.15, n°2-3, 1984, pp.195-205.
Michel Wievorka, La différence, Paris, Balland, 2001.

4. Études historiques

Philippe Ariès, L'enfant et la vie familiale sous l'Ancien Régime, Paris, Plon : Civilisation d'hier et d'aujourd'hui, 1960.
Elena Balzamo, Carta Marina, Paris, José Corti, 2005.
Allison Blakely, Blacks in the Dutch World : The Evolution of Racial Imagery in a Modern
Society. Bloomington, Indiana University Press, 1993.
Louis de Bonald, Pensées sur divers sujets, et discours politiques, Paris, Adrien Le Clere, 1817.
Michael Borgolte, Bernd Schneidmüller (dir.), Hybride Kulturen im mittelalterlichen
Europa/Hybride Cultures in Medieval Europe. Vorträge und Workshops einer internationalen
Frühlingsschule/Papers and Workshops of an International Spring School, Berlin, Akademie
Verlag, 2010.
Falk Bretschneider, Gefangene Gesellschaft. Eine Geschichte der Einsperrung in Sachsen vom 18. bis zum 19. Jahrhundert, préface de Jacques Revel, Konstanz, Universitätsverlag
Konstanz, 2008.
Otto Dann, Nation und Nationalismus in Deutschland 1770-1990, München, Beck, 1993.
Robert Darnton, Bohème littéraire et Révolution : le monde des livres au XVIIIe siècle, Paris,
Gallimard, 1983.
Farley Grubb, « German Immigration to Pennsylvania, 1709 to 1820 » , i n Journal of
Interdisciplinary History, vol.20, n°3, 1990, pp. 417-436.
Ole Feldbæk, Danmarks identitetshistorie, Copenhagen, C.A. Reitzel, 1992.
Olaus Magnus, Histoire des pays septentrionaux écrite, par Olaus le Grand, Goth, archevêque
d'Upsale et souverain de Suécie et Gothie... traduite du latin... en françois, Paris, Martin le
Jeune, 1561.
Paul-Henri Mallet, Monumens de la mythologie et de la poésie des Celtes et particulièrement
des Anciens Scandinaves, Copenhague, Claude Philibert, 1756.
Thomas Nipperdey, Réflexions sur l'histoire allemande, traduit de l’allemand et annoté par
Claude Orsoni, Paris, Gallimard : Bibliothèque des histoires, 1992.
B. Ann Tlusty, The Martial Ethic in Early Modern Germany : Civic Duty and the Right of Arms,
Houndmills, Palgrave Macmillan, 2011.
Hans-Ulrich Wehler, Deutsche Gesellschaftsgeschichte, Vol. 9 : Das Deutsche Kaiserreich
1871-1918, Göttingen, Vandenhoeck und Ruprecht, 1973.

5. Kulturwissenschaften et cultural studies

Ken Gelder, Subcultures : Cultural Histories and Social Practice, London-New York, Routledge, 2007.
Claus-Dieter Krohn, Erwin Rotermund, Lutz Winckler, Irmtrud Wojak und Wulf Köpke (dir.),
Jüdische Emigration. Zwischen Assimilation und Verfolgung, Akkulturation und jüdischer
Identität, Jahrbuch der Gesellschaft für Exilforschung, München, Text und Kritik, vol.19, 2001.
Madeleine Rebaudières-Paty, « De la question de l'identité culturelle à celle du sujet » in
Enfance, vol. 40, n°1-2, 1987, pp. 11-26.
Silvia Sebastiani, I limiti del progresso. Razza e genere nell’Illuminismo scozzese, Bologna, Il
Mulino, 2008.

6. Histoire de l’art

Anne Creissels, Prêter son corps au mythe : le féminin et l'art contemporain, Paris, ADAGP,
2009.
Anders Dahlgren, Punk – från revolt till mode: en subkulturs uppgång, utveckling och fall i
England och Sverige, Umeå, Umeå universitet Kulturarbetarlinjen, 1992.
Johan Fornäs, Moderna människor – folkhemmet och jazzen, Stockholm, Norstedt, 2004.
Eva-Marie Göransson, Bilder av kvinnor och kvinnlighet : genus och kroppsspråk under
övergången till kristendomen, Stockholm, Stockholms universitet, 1999.
Anna-Lena Lindberg, Konst, kön och blick: feministiska bildanalyser från renässans till
postmodernism, Stockholm, Norstedt, 1995.
Cyril Trimaille, « Rap français, humour et identité(s) », in Écarts d'identité, n°97, pp.52-54, 2001.
Susanne Österlund-Pötzsch, Musik, möten, mångfald: rapporter från ett seminarium om musik,
kultur och identitet, Stockholm, Åbo : Nordiskt nätverk för folkloristik, 2001.
Christiane Saint-Jean-Paulin, La contre-culture : États-Unis, années 60. La naissance de
nouvelles utopies, Paris, Autrement, 1997.

7. Philosophie politique

Sandrine Baume, Carl Schmitt, penseur de l'État, Paris, Presses de la FNSP, 2008.
Herbert Jaumann (dir.), Rousseau in Deutschland. Neue Beiträge zur Erforschung seiner
Rezeption, Berlin–New York, de Gruyter, 1995.
Carl Schmitt, La valeur de l'État et la signification de l'individu, Paris, Droz, 2003.
Luc Vincenti, Jean-Jacques Rousseau, l’individu et la République, Paris, Kimé, 2001.

8. Études sur la langue

Daniel Baggioni, Langues et nations en Europe, Paris, Payot & Rivages, 1997.
Adrian Blackledge, Aneta Pavlenko, Negotiation of Identities in Multilingual Contexts, Clevedon, Multilingual Matters, 2003.
Philippe Blanchet, Linguistique de terrain : méthode et théorie. Une approche ethnosociolinguistique, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2000.
Eva Havu (dir.), Langues et identités finlandaises, Paris, L’Harmattan, 2009.
Robert Kenndal, Rum för det "andra" modersmålet : Betydelser och konsekvenser av
modersmålet som minoritetsspråk och transnationell språkgemenskap bland ungdomar med
annat modersmål än svenska, Uppsala, Kulturgeografiska institutionen-Uppsala universitet,
2011.
Olavi Korhonen, Birger Winsa, Språkliga och kulturella gränser i Nordskandinavien : två
uppsatser, Umeå, Kulturgräns norr, 1997.
Bente Ailin Svendsen, Unn Røyneland, « Multiethnolectal facts and functions in Oslo, Norway »
in International Journal of Bilingualism, vol.12, 2008, pp.63-83.
James William Underhill, Humboldt, worldview and language, Edinburgh, Edinburgh University
Press, 2009.
Max Weinreich, History of the Yiddish Language, New Haven, Yale University Press, 2008.


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